Enjeux écologiques, politiques et sociaux de la COP 21

Par Micaela Delfino*

Le changement climatique, thème principal de la COP21, est devenu le plus grand problème environnemental mondial d’aujourd’hui. En son nom, des pratiques aussi diverses que les politiques publiques, les programmes de responsabilité d’entreprise, les sommets mondiaux, le marketing vert, les agendas des mouvements sociaux, les programmes de recherche académique, entre autres, ont été réalisées. Cette prolifération des discours et des pratiques autour du changement climatique se déroulent parce qu’il est, en grande partie, considérée comme “la plus grande menace pour la durabilité future” de l’humanité, comme l’ont affirmé divers dirigeants mondiaux et de larges secteurs de la communauté scientifique.

Malgré les discussions, les politiques mises en place, les plans et les projets de la communauté internationale, le problème du changement climatique continue de s’aggraver, en tenant compte du fait que 2016 a été la troisième année consécutive le plus chaud depuis qu’il y a des records. Selon un rapport de l’Organisation météorologique mondiale (OMM, 2017), l’année 2016 a enregistré une température moyenne supérieure d’environ 1,1°C par rapport à l’ère préindustrielle, et de 0,07°C supérieure à la température record précédente, atteinte dans l’année 2015.

L’objectif principal qui a été envisagé dans la COP21 à Paris été de ne pas dépasser la température de la planète de 2ºC afin d’atteindre une marge de sécurité pour éviter d’atteindre un point de non-retour, dans lequel l’inertie climatique de la planète provoquera l’augmentation continue de la température. Il vise également à atteindre des objectifs tels que la réduction des émissions de gaz à effet de serre de 40% en 2030 et de 60% d’ici 2040 par rapport aux niveaux de 1990 afin de maintenir les niveaux de CO2 en dessous de 450 parties par million (ppm) par jour et donc éviter l’augmentation de 2ºC selon le GIEC.

Un autre grand défi de la Conférence était la chance d’offrir aux pays la possibilité de créer de nouveaux modèles énergétiques et économiques basés sur une nouvelle forme de développement propre et durable qui permettra la création de nouveaux emplois dans le secteur et le développement d’une économie sans émissions de carbone.

D’une part, le groupe connu comme Umbrella est une coalition de pays non-membres de l’UE développée à la suite de l’adoption du Protocole de Kyoto, et bien qu’il n’y ait pas de liste officielle, le Groupe est généralement composé de l’Australie, du Canada, Japon, Kazakhstan de la Norvège, de la Nouvelle-Zélande, de la Fédération de Russie, de l’Ukraine et des États-Unis. Ce groupe cherche à aider les pays en développement à contribuer de la même manière qu’eux et ils attendent une stratégie de réduction des émissions en fonction de leurs capacités réelles. En outre, il exerce une influence très importante car il représente 30% des émissions.

L’ex-Président des États-Unis, Barack Obama, avait aussi fait quelques remarques sur la COP21, dans lequel il a déclaré que son pays était devenu le « chef de file mondial dans la lutte contre le changement climatique » (Obama, 2015), tandis que le pape François a soutenu dans son encyclique que « le changement climatique est un problème mondial avec des dimensions sociales, environnementales, économiques, politiques et distributifs graves, et constitue l’un des plus grands défis pour l’humanité » (Pape François, 2015: 22). Les déclarations de Barack Obama, Ban Ki-moon, Jeffrey Sachs, le pape François ou les dirigeants du Forum économique mondial, sont des exemples des nombreuses déclarations faites par les dirigeants politiques, religieux et scientifiques, que se rapportent dans le monde entier pour discuter le changement climatique de manière très similaire et qu’ils se condensent dans une idée fondamentale: à partir de maintenant, ce problème est le défi déterminant de notre temps; c’est le plus gros problème pour la durabilité actuelle et future de l’humanité.

Cependant, l’actuel Président des États-Unis, deuxième plus gros pollueur de la Terre, a décidé d’abandonner l’accord pour l’action environnementale signé par 195 nations, qui est une réprimande remarquable aux chefs d’état, aux activistes de climat, aux chefs d’entreprise et aux membres du personnel du Président, qui ont tous échoué à lui changer d’avis. Toutefois, il a déclaré cet année que les Etats-Unis pourraient « éventuellement » revenir à l’accord de Paris sur le climat de 2015 si un accord traitait son pays « plus équitablement ».

L’Union Européenne visait à parvenir à un accord légal contraignant et universel sur le climat lors de la COP21. Comme leader mondial sur le changement climatique et des énergies renouvelables, l’UE est la première région avec des objectifs contraignants : de 1990 à 2014, les émissions de l’UE ont diminué de 23% tandis que le PIB a augmenté de 46%. Ce groupe est aussi favorable à l’aide aux pays en développement avec la mobilisation de l’argent, de la technologie et des stratégies.

Grâce à l’Accord de Paris, les pays développés ont accepté de fournir des ressources financières pour aider les pays en développement à la fois en matière d’atténuation et l’adaptation, dans le prolongement des obligations qui leur incombent en vertu de la Convention-cadre sur les changements climatiques. Les autres parties sont encouragées à fournir ou continuer à fournir un tel soutien volontairement.

Les locutions de Juan Manuel Santos, Président de la Colombie, sur un accord global qui pourrait sauver l’humanité, ou les engagements pour réduire les émissions de GES, contrastent avec l’approbation des “locomotives de développement”, qui soutiennent, par exemple, des actions telles que l’exploitation minière à grande échelle, des grandes plantations de monocultures ou l’extraction de pétrole à travers des techniques controversées telles que la fracturation hydraulique. Ces politiques nationales de développement sont en contradiction avec les discours prononcés par le président colombien lors des sommets mondiaux, car ils aggravent sans aucun doute le changement climatique en étant une source majeure d’émissions de GES, mais aussi en augmentant la vulnérabilité en détruisant matrice écologique des territoires.

Les cas de la Bolivie et de la Colombie, deux pays en développement, sont des exemples clairs de la désarticulation entre les politiques mondiales et nationales sur le changement climatique. D’une part, les gouvernements encouragent de nouveaux engagements mondiaux pour lutter contre le réchauffement climatique, mais les politiques nationales sont toujours piégées dans des stratégies basées sur l’extractivisme qui, à tout prix, aggravent le problème (Gudynas, 2016).

Certains pays en développement voient dans la tentative de les placer entre les mains des riches comme une menace. Ils pensent qu’il pourrait être utilisé à l’avenir pour les forcer à devenir des donateurs aux côtés de pays tels que les États-Unis et l’UE.

Lord Stern, économiste climatique anglais, avait dit que “les défis déterminants de ce siècle sont la lutte contre la pauvreté et la gestion du changement climatique : si nous échouons une, nous échouons de l’autre. Il est clair que si nous ne parvenons pas à gérer le changement climatique, nous créerons un environnement si hostile que le développement sera miné, ce qui conduira des centaines de millions à déménager parce que leur environnement a été dévasté…”[1]

Le G-77 est la plus grande coalition des pays du tiers monde, aux Nations Unies, fournissant les moyens par lesquels le monde en développement articule et promeut ses intérêts économiques collectifs et améliore sa capacité de négociation conjointe par rapport aux principaux problèmes économiques dans le système des Nations Unies, ainsi que la promotion de la coopération économique et technique entre les pays en développement.

Après deux semaines de négociations, le sommet de Bonn (Allemagne) a abouti à la décision de continuer avec les négociations du programme mise en œuvre dans l’Accord de Paris. L’engagement s’est accompagné d’une reconnaissance du fait que l’augmentation de l’action et du soutien aux pays en développement avec le financement, le transfert de technologie et le renforcement des capacités jusqu’en 2020 est la base de la mise en œuvre de l’Accord de Paris cette année. Les négociations ont pris fin avec l’accord que le Fonds d’Adaptation, qui existe déjà dans le cadre du Protocole de Kyoto, servira également à financer la mise en œuvre de l’Accord de Paris. Ce fonds est l’une des sources les plus directes et les plus abordables pour les pays en développement pour financer leurs projets d’adaptation.

Les tendances actuelles en matière de financement climatique public international soulignent la nécessité d’accorder une attention particulière aux pays les plus vulnérables et à leurs efforts en matière de résilience et d’adaptation au changement climatique. Le financement de la lutte contre le changement climatique fait partie intégrante de la coopération au développement, même si les deux ont été abordés dans des forums différents pour des raisons historiques. Pour aller de l’avant, les besoins spéciaux des pays les plus vulnérables devraient occuper une place plus importante dans les forums qui traitent de la finance climatique. Les forums politiques qui traitent de la coopération au développement et du financement climatique devraient travailler ensemble au niveau technique et politique, afin qu’ils puissent bénéficier mutuellement du travail et éviter les doublons, en promouvant le partage des connaissances et l’apprentissage mutuel.

Pour conclure, on peut dire qu’un accord tel que celui signé à Paris, reste assez faible pour résoudre cette désarticulation, puisqu’il repose sur des mesures volontaires au niveau national qui ne remettent pas en cause les fondements et les idées centrales du développement. Mais d’un autre côté, la signature d’accords tels que ceux-ci, est extrêmement efficace pour les pays du Sud pour obtenir des crédits auprès des banques multilatérales et des accords commerciaux avec les pays du Nord hégémonique. Cette désarticulation marquée entre les politiques internationales et nationales s’accompagne d’actions timides que les gouvernements présentent comme d’excellents résultats, ce que représente un défi pour les Nations Unies, si l’accord n’aboutit pas à être contraignant.

Paradoxalement, les politiques climatiques n’ont pas été en mesure de résoudre le problème, mais elles ont été utiles pour positionner la question du carbone au niveau mondial comme l’axe central de leurs stratégies institutionnelles. Dans ce contexte, diverses pratiques de développement conventionnelles sont maintenant désignées comme « vertes », « à faible teneur en carbone » ou « compatibles avec le climat ». Cela a permis de maintenir un gouvernement technique sur les territoires, qui, au nom du « climat », approfondit les stratégies de commercialisation de la nature et du développement économique classique. Les problèmes mondiaux associés à la crise environnementale ont généré une réponse mondiale unifiée.

Actuellement, on pourrait assister à la naissance d’un nouveau type de gouvernementalité détaché de l’État-nation et institué à une nouvelle échelle mondiale. Les problèmes environnementaux deviennent la base de « solutions » mondiales et de processus d’universalisation des stratégies de gestion de la nature. Ainsi, tous les êtres humains, sans distinction de race, de classe, de sexe ou d’origine ethnique, partagent un « avenir commun » (Ulloa, 2010).

La feuille de route qui est marquée à Paris ne doit pas être isolée ou intransigeante, mais on attend une continuité dans ses objectifs et la révision des mesures à court terme afin d’éviter leur obsolescence.

Néanmoins, il y a plusieurs problèmes ou critiques que soulève la Conférence de Paris, car même si tous les pays semblent favorables à la lutte contre le changement climatique, leurs actions ne disent pas la même chose, car la contribution nationale donnée (INDC) proposée par les pays est beaucoup plus bas que prévu, et n’est pas assez pour obtenir une réduction des émissions pour atteindre l’objectif de 2ºC, et bien s’il reste peu probable, la réalité pourrait changer de que les pays se rendent compte de l’importance de ce sujet.

 

  • [1] Traduction propre de l’anglais : “the defining challenges of this century are overcoming poverty and managing climate change: if we fail on one we fail on the other. Clearly if we fail to manage climate change we create an environment so hostile that development will be undermined – leading to hundreds of millions having to move because their environment has been devastated”. Article dans l’Independent, 24 Novembre 2015

 

*Micaela Delfino est étudiante en Droit, Sciences Politique et Sociales à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

Références

  • Carbon Brief (2015) “Paris 2015 : Tracking country climate pledges” https://www.carbonbrief.org/paris-2015-tracking-country-climate-pledges
  • Climate Policy Observer (2018). Umbrella Group: http://climateobserver.org/country-profiles/umbrella-group/
  • Commission Européenne (2017). Paris Agreement: https://ec.europa.eu/clima/policies/international/negotiations/paris_en
  • Gudynas, E. (2016). “Climate Change, the Quadrilemma of Globalization, and Other Politically Incorrect Reactions”. In: Globalizations, April 2016. Routledge, Taylor and Francis Group.
  • Obama, B. (2015). Statement by the President on the Paris Climate Agreement. December 12, 2015.
  • Pape François (2015). Lettre encyclique “Laudato si”. Typographie du Vatican, Rome 24 Mai 2015, numéral 3.
  • Ulloa, A. (2006). The ecological native: Indigenous Peoples Movements and Ecogovernmentality in Colombia. New York: Routledge.
  • Ulloa, A. (2010). “Geopolíticas del cambio climático” (Géopolitiques du changement climatique). En: Revista Anthropos. Núm. 227, pp. 133 – 146
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Solidarité dans l’accueil des migrants dans l’Union Européenne: Commission, Conseil et CJUE

Par Micaela Delfino*

Introduction, origines et objectifs

La migration dite irrégulier, aussi nommé clandestine ou illégal, s’étendre dans tout le monde et il concerne des milliers de personnes qui risquent ses vies à la recherche de meilleurs opportunités et bienêtre dans des pays étrangers.

Il s’agit d’un phénomène qui apparait depuis des profondes asymétries et inégalités économiques et sociales entre les pays, qui engendrer des flux migratoires fortes qui se dirigent notamment aux endroits où il est possible d’avoir plus d’opportunités professionnelles ou de travail et plus de revenus.

Bien que l’immigration ne soit pas un fait nouveau, la société globalisée et interconnectée de nos jours assume d’autres caractéristiques, tel comme est présenté d’une façon crue par des articles et reportages journalistiques sur des groupes des migrants qui n’arrivent pas au destin souhaité et endurent des souffrances humaines graves, humiliations, et non seulement mettent leurs vies en péril mais aussi quelques d’entre eux perdent la leur.

L’Union Européenne, reconnaissant cette problématique, a l’objective, à travers de ses différents institutions et programmes, de trouver une réponse européenne qui a la fois mette en place les politiques intérieurs et extérieurs et fait participer à chacun des acteurs communautaires et aussi aux partenaires en dehors de l’UE.

a) La Commission Européenne

Depuis le début de la crise de réfugiés, la Commission mise dans l’agenda européenne l’issue de la migration et de la protection des frontières externes, et son rapport avec le système juridique et la nécessité d’une réforme et la création de la nouvelle agence pour l’asile.

La Commission même avoue que son agenda en matière de migration, aujourd’hui une de ses priorités, «définit une réponse européenne, qui combine les politiques intérieures et extérieures en tirant le meilleur parti des agences et des instruments de l’Union, et en faisant participer tous les acteurs: pays et institutions de l’UE, organisations internationales, société civile, autorités locales et partenaires nationaux en dehors de l’UE »[1], qui doit être mise en place pour non seulement éviter des tragédies humaines mais aussi renforcer les interventions en cas d’urgence.

Les données statistiques des dernières années, fournis par l’Agence Européenne de garde-frontières et de garde-côtes (Frontex) montrent dans le graphique suivant, l’augment des immigrants illégaux arrivant en Europe venant, principalement, de la Syrie, Afghanistan, Nigeria, Irak, Érythrée, Guinée, Cote d’Ivoire, Gambie, Pakistan, Sénégal, entre autres, et la moyenne totale et le pourcentage du changement par rapport à l’année antérieure:

imagen blog datos migrantes
Grace a plusieurs de facteurs, l’un d’entre eux les efforts de l’Union Européenne les chiffres des flux migratoires ont baissé considérablement et aussi le nombre de décès en mer a diminué en 2016 par rapport à l’année 2015.

b) Le Conseil de l’Union Européenne
Le Conseil de l’UE, avec le Parlement européen, constitue le principal organe de décision de l’Union. Il définit les grandes orientations et priorités politiques de l’Union, en réunissant les dirigeants de pays membres afin de pouvoir définir avec clarté les priorités politiques de l’UE.

Son rôle est de déterminer les priorités stratégiques et les programmes spécifiques en établissant les lignes d’action et fournissant les mandats destinés aux négociations à aboutir avec les pays d’origine et de transit, au même temps qu’il adopte la législation nécessaire pour trouver une réponse aux pressions migratoires.

Toutes les modifications majeures législatives aussi que l’adoption des lois ont été discutés et réalises par le Conseil et par le Parlement, et cela a permis de sauver des vies, attaquer certaines causes profondes des migrations, réduire les courants ou flux migratoires en tant que protégeant les frontières.

Dès 2015, la Commission a présenté un budget rectificatif pour tripler le budget des opérations conjoints « Triton » et « Poséidon » de l’agence Frontex et aussi, dans les frontières de l’UE, il y a une présence en mer triplée non seulement pour sauver des vies mais aussi pour démanteler les réseaux de traite des personnes et pour identifier et enregistrer chaque arrivant. En plus, avec la création des « hotspots » en Italie et en Grèce, l’Union peut mieux gérer les frontières extérieures.

Néanmoins, la priorité qui prévaut avec chaque procédure –soit d’asile ou de retour/réadmission– est de relocaliser les réfugiés dans des États membres et de simplifier non seulement le système actuel d’asyle mais la vie de migrants réfugiés avec des programmes d’intégration, qui suivent au programme de Stockholm.

Alors que la Commission, en se basant sur la répartition ambitieuse avait proposé des quotas obligatoires, en fonction de la taille de la population, le taux de chômage et le PIB, mais en travaillant avec le Conseil, ils peuvent adopter des mesures relatives de la procédure législative ordinaire dans les domaines suivants (art. 77 TFUE) :

⦁   la politique commune de visas et d’autres titres de séjour de courte durée;
⦁ les contrôles auxquels sont soumises les personnes franchissant les frontières extérieures;
⦁ les conditions dans lesquelles les ressortissants des pays tiers peuvent circuler librement dans l’Union pendant une courte durée;
⦁ toute mesure nécessaire pour l’établissement progressif d’un système intégré de gestion des frontières extérieures;
⦁ l’absence de tout contrôle des personnes, quelle que soit leur nationalité, lorsqu’elles franchissent les frontières intérieures.

c) La Cour de Justice de l’Union Européenne
La Cour de Justice de l’Union Européenne est l’institution juridictionnelle qui a pour objectif assurer le respect du droits fondamentaux, du droit dit communautaire ainsi que de la correcte application des traités signés par les pays membres.

Depuis le Traité d’Amsterdam et l’incorporation de l’article 68, la CJUE a obtenu la possibilité d’interpréter le titre IV (« Visas, asile, immigration et autres politiques liées à la libre circulation des personnes ») du traité et de vérifier la validité et l’interprétation des actes pris par les institutions de la Communauté.

En Septembre dernier, la Cour a validé les quotas après d’un recours de la Hongrie et de la Slovaquie, jugeant ses chiffres trop élevés. Cette confirmation est une réponse d’un effort communautaire et pas seulement de certains pays membres qui se voient plus affectés par les réfugiés, et il remarque l’importance de la solidarité et aussi du partage des responsabilités au sein des États membres de l’Union, conformément a l’article 80 TFUE.

Le traité de Lisbonne a élargi les compétences de la Cour de Justice, que désormais peut statuer sur les actes pris en matière de suppression des contrôles aux frontières intérieures, même si cette dernière relève de la gestion de l’ordre public et de la sauvegarde de la sécurité interne et aussi sur des questions d’interprétation relatives à la libre circulation des personnes, des marchandises et des services et des capitaux.

[1] Union Européenne, La Commission et ses priorités – Migration. Consulté le 17 février 2018

 

* Micaela Delfino est étudiante en Droit, Sciences Politique et Sociales à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

Bibliographie officielle
⦁ Arrêt dans les affaires jointes C-643/15 et C-647/15 Slovaquie et Hongrie/Conseil, CJUE, Luxembourg, 2017
⦁ Commission européenne, Le traité d’Amsterdam : Mode d’emploi, Communautés européennes, 1999

Bibliographie académique
⦁ LABAYLE, H. Nouvelle architecture de l’espace de liberté, de sécurité et de justice, publié dans « D’Amsterdam a Lisbonne. 10 ans d’espace de liberté, de sécurité, de justice », Dossier de Droit Européen N°20, 2010
⦁ Pour une réponse européenne á la crise des réfugiés, Interface N°8, Confrontations Europe, Juillet 2017

Sites internet
⦁ Conclusions du Conseil européen sur les migrations, l’Europe numérique, la sécurité et la défense (19 octobre 2017)
⦁ Le Conseil Européen
⦁ Frontex
⦁ Site web de l’UE

Can we be more than the sum of our parts?

By Micaela Delfino

John Locke, English philosopher and physician, had the theory that the individuals in a society truly want to live together, in harmony, without any type of aggression. Moreover, he said that “every man has a property in his own person” and that the individual “has a right to decide what would become of himself and what he would do, and as having a right to reap the benefits of what he did”.[1][2]

Charles Horton Cooley, an American sociologist, believed that identities are formed from interactions, so that the more interactions one has, the more choices they have to form their own identity[3]. More often than not, our parents shelter us from some parts of society that they are unfamiliar with, thinking they are protecting us.

We are not born limitless. We are born in one country to a family of certain characteristics, speak a certain language, and are probably introduced to a certain religion. Until we grow up and meet new people, that is our comfort zone, where we can develop our interests, our talents and share our beliefs in a safe place, with a known manner, conduct, and maybe, also a known response. Our self-image, now more than ever, is shaped by society. We behave like what we believe the others think we are. Rather than just being, we spend some time figuring out how the other perceives us and, with that in mind, we choose what to show about ourselves.

In college, some of us have the chance to be exposed to different groups of people and their ideas, which may differ from our own, and that is truly great. Otherwise, we would risk creating one-sided identities and opinions of ourselves and others.

Social interactions are, in a way, a learning process. We learn from others while they learn from us, we take in what we like from them and they sometimes challenge our opinions, so as to help us forming our ideas and finding true meaning.

Our identity is ever flowing; we are not permanent beings. Heraclitus of Ephesus is known to have said that “ever-newer waters flow on those who step into the same rivers”, because “all entities move and nothing remains the same”. However, unlike water, we have the capacity to channel the direction of our development. We have the capacity to shape ourselves. The so-called “true self” is not there for us to, one day, magically find but rather to create it. You both discover what you like and you create it because we have the power to shape our identity, who we are.

One can learn about so many things and sometimes we try to surround ourselves with what we already know we like, so as to be at ease and comfortable but I don’t think we should. We should try and experience as much as possible, reach to other sources of knowledge, even though we might be unfamiliar with them, and grasp whatever works for us and our field of study to enrich our perception. It is not enough to know about one thing. We have to learn from different sources and take on a much broader approach to everything, to truly try to understand the reality we live in and make the most of our future.

Nowadays, we get caught up in labeling every single thing we do, from the colors we like to the food we prefer eating, to the relationship we are in. Gradually, with globalization, this has been changing. Globalization according to Martin Albrow and Elizabeth King is the “process of international integration arising from the interchange of world views, products, ideas and other aspects of culture”[4]. Personally, I consider it made us change the way we think about personal relationships, international relations, commercial exchanges and also political ideology and geography.

The international or globalized culture is homogeneous. At the same time, it brings us together and creates a sort of belonging while, in some cases, it broadens our sense of nationalism because it disorientates us, drawing us away from the culture we were born into, increasing fear.

Our identity can be challenged by some factors, for example: discrimination. I consider that it should not be accepted in any form in any country. There are some groups that face compounded forms of discrimination due to factors such as their race or ethnicity, religion, disability or socio-economic status, and this should not be tolerated and is in fact one of the most common topics inside the human rights discussion.

Another important factor that also shapes our identity, is gender. I believe there should not be a difference between salaries for the same work, economic and social discrimination, gender-based violence or laws and policies prohibiting women from equal access to land, property, and housing. Moreover, women should not be afraid to develop in society, to have the career they wish to have, to go out at night alone: they should not be afraid to just be women. This is something we have to accomplish together –all of the states– to ensure a better life both for women and men. To effectively ensure women’s rights we have to understand the social structures and power relations that frame not only laws and politics but also the economy, social dynamics and family and community life.[5]

We should not look at ourselves as defined beings in a society that is constantly changing and rediscovering itself while we, as citizens of our country and the world, experience the same thing. We are not simple, we are complex. We are formed by everything that happened to us, every experience we had, our mother tongue and the other languages we speak, our nationalities, our gender, race and ethnicity, our education, religion or lack thereof and everything that surrounds us: our socio-economic, legal and political, territorial reality as we know it, our relationship with our friends, family and the people we meet along the way and their experiences, opinions and beliefs, and we might not get to know every other thing that shapes us and ultimately makes us who we are, and that is okay.

It is said that we are the sum of our parts, and while that in a way may be true, we have an essence that is separated from the parts and its sum, which is not ever-changing but rather constant, it is a permanent entity that does not flaunt.

I believe that we can work together well for social purposes. Synergy is the creation of a whole that is greater than the simple sum of its parts. The term comes from the Attic Greek word συνεργία, meaning “working together”. Our action, our result, and our impact can be much greater if we work together, coming from different backgrounds, diverse cultures, and fields of study: We can achieve a lot more when we decide to cooperate and enrich one another and our objectives rather than acting on our own, isolated.

We have a shared purpose: making this world a little better, every day, with every action and decision we make, and despite our differences, we have to work together to ensure that that goal is achieved, for it is the only way we can make it happen.

[1] Olsaretti, Serena. 2004. Liberty, Desert and the Market. Cambridge University Press. p. 91

[2] Dan-Cohen, Meir. 2002. Harmful Thoughts: Essays on Law, Self, and Morality. Princeton University Press. p. 296

[3] Cooley, Charles Horton. (1902) Human Nature and the Social Order, New York: Scribner’s, pp. 152

[4] Albrow, Martin and Elizabeth King (eds.) (1990). Globalization, Knowledge and Society London

[5] http://www.ohchr.org/EN/Issues/Women/WRGS/Pages/WRGSIndex.aspx

Rusia bloqueó a LinkedIn, ¿por qué?

Por Micaela Delfino

Gracias a las enmiendas a la ley 152-FZ incorporadas por la Duma desde el 2015, a la hora de recolectar datos personales de ciudadanos rusos, las compañías que deseen operar en Rusia deben asegurar que la información sea grabada, guardada, sistematizada, acumulada y corregida (actualizada, cambiada), utilizando bases de datos localizadas en el territorio de la Federación Rusa. No se podrán guardar datos personales fuera del territorio ruso si fuesen estos la única copia existente, pero la ley no hace mención a la prohibición de una copia de seguridad como back-up en el exterior, aunque esto podría cambiar en el futuro.

Para limitar el acceso a los sitios web que infrinjan la ley, se preparó un registro que será mantenido por el regulador ruso Roskomnadzor y contendrá nombres de todos los dominios que incumplan con las nuevas regulaciones. Las denuncias podrán llegar de parte de los usuarios o mismo el Roskomnadzor podrá iniciarlas de oficio, y si, luego de tres días de la notificación al sitio web, el incumplimiento persistiese, el acceso a la página será bloqueado.

Google, que contaba con una oficina representativa en el país, completó satisfactoriamente la transferencia de datos antes de que fuesen introducidas las nuevas regulaciones.

Sin embargo, LinkedIn no tenía representación en Rusia y decidió no transferir los datos personales recolectados que les eran requeridos a servidores rusos y siguió funcionando con sus centrales de información en los Estados Unidos hasta que recientemente su sitio web fue bloqueado por incumplimiento de la ley.

En su defensa, representantes de LinkedIn argumentaron que la ley vulnera los principios de extraterritorialidad ya que la compañía estadounidense no posee un representante en el país y, a su vez, los ciudadanos rusos proveen sus datos personales de manera voluntaria.

Vadim Ampelonsky, vocero del Roskomnadzor, declaró que el regulador está arreglando las logísticas de la reunión que el portavoz de LinkedIn pidió tener para debatir sobre la solicitud acerca de la localización de datos.

 

La circulación de los trabajadores desde la perspectiva de los Derechos Humanos en la Unión Europea

Por Micaela Delfino

Introducción

En este ensayo analizaré la relación entre la libre circulación de los trabajadores ciudadanos de Estados miembros de la Unión Europea y los diferentes derechos humanos reconocidos por la Declaración Universal de los Derechos Humanos de las Naciones Unidas, y la jurisprudencia del Tribunal de Justicia de la Unión Europea que trata este tema, y cómo inciden estos tópicos con la salida del Reino Unido de la Unión.

Desarrollo

Los ciudadanos de la Unión Europea disfrutan de cuatro libertades fundamentales: la libre circulación de mercancías, libre circulación de trabajadores, libre circulación de servicios y, por último, la libre circulación de capitales.

Aunque no hay una definición fija establecida como criterio uniforme para distinguir a los trabajadores en la Unión Europea, se podría decir que trabajador es toda persona real y efectiva que ejerce una actividad económica por un cierto tiempo y percibe una remuneración o contraprestación.

El caso “Levin” de 1982 es uno de los primeros que trató de manera específica la noción de trabajador. En él, el Tribunal explica los conceptos de “trabajador” y de “actividad remunerada”, definiéndolos como libertades fundamentales que no deben ser interpretadas de manera restrictiva. La reglamentación sobre la libre circulación de los trabajadores concierne también a las personas que ejercen o quisieran ejercer una actividad remunerada a medio tiempo. Las reglas relativas a la libre circulación de los trabajadores no cubren más que el ejercicio de las actividades reales y efectivas.

Sin embargo, hubo que esperar hasta 1986, en el cual se decidió el caso “Lawrie Blum” que va a determinar precisamente la noción de trabajador reuniendo tres criterios. La característica esencial del concepto de relación de trabajo es la circunstancia en la cual una persona cumple, durante un cierto período de tiempo, a favor de otra y sobre su dirección, prestaciones a cambio de una remuneración. En conclusión, para adquirir el status de “trabajador”, serán necesarios los siguientes elementos: una prestación de trabajo, una remuneración y un vínculo de subordinación.

Dentro de la libre circulación de los trabajadores incluimos:

  • el derecho de desplazamiento y residencia del trabajador;
  • el derecho de entrada y residencia de los miembros de la familia;
  • el derecho a trabajar en otro Estado miembro y recibir el mismo trato que los nacionales de dicho país.

La libre circulación de los trabajadores, principio fundador y pilar de la UE actual, se encuentra plasmada en el artículo 45 del Tratado de Funcionamiento de la Unión Europea (TFEU) y está, a su vez, desarrollada en el Derecho Institucional Comunitario y en la jurisprudencia del Tribunal de Justicia de la Unión.

En cuanto a esto refiere, los ciudadanos de la UE tienen derecho a:

  • buscar empleo en otro país de la UE
  • trabajar en otro país sin necesidad de permiso de trabajo
  • residir en otro país por motivos de trabajo
  • permanecer en el mismo cuando hayan dejado de trabajar
  • recibir el mismo trato que los ciudadanos de ese país en lo que respecta al acceso al empleo, las condiciones de trabajo y las ventajas sociales y fiscales.

Los ciudadanos de la UE también pueden transferir al país al que han ido a buscar empleo algunos elementos de su cobertura sanitaria y de seguridad social.

¿Quiénes pueden ejercer esta libertad?

  • los ciudadanos de la UE que trabajan en otro país de la UE
  • los ciudadanos de la UE que vuelven a su país de origen después de haber trabajado en el extranjero, y los familiares de todos estos ciudadanos.
  • los demandantes de empleo (es decir, los ciudadanos de la UE que se trasladan a otro país de la UE en busca de trabajo, bajo determinadas condiciones)

Asimismo, la libre circulación de trabajadores se aplica, de manera general, a Islandia, Liechtenstein y Noruega, países del Espacio Económico Europeo.

El Tratado de Funcionamiento de la Unión Europea es uno de los cuatro instrumentos que configuran la constitución material de la UE. En su Título IV trata la “Libre circulación de personas, servicios y capitales”, dedicando su capítulo I a los “Trabajadores”, en el cual hallamos el artículo 45, artículo clave en la materia, que dicta lo siguiente:

  • Quedará asegurada la libre circulación de los trabajadores dentro de la Unión.
  • La libre circulación supondrá la abolición de toda discriminación por razón de la nacionalidad entre los trabajadores de los Estados miembros, con respecto al empleo, la retribución y las demás condiciones de trabajo.
  • Sin perjuicio de las limitaciones justificadas por razones de orden público, seguridad y salud públicas, la libre circulación de los trabajadores implicará el derecho:
  • de responder a ofertas efectivas de trabajo;
  • de desplazarse libremente para este fin en el territorio de los Estados miembros;
  • de residir en uno de los Estados miembros con objeto de ejercer en él un empleo, de conformidad con las disposiciones legales, reglamentarias y administrativas aplicables al empleo de los trabajadores nacionales;
  • de permanecer en el territorio de un Estado miembro después de haber ejercido en él un empleo, en las condiciones previstas en los reglamentos establecidos por la Comisión.
  • Las disposiciones del presente artículo no serán aplicables a los empleos en la administración pública.

Es importante remarcar que no solamente los que ya han conseguido trabajo pueden ejercer esta libertad, sino también quien desea encontrar trabajo en un Estado miembro distinto al de su origen.

Particularmente, un leading case en este aspecto fue la sentencia del Tribunal de Justicia de la Unión Europea (TJUE) del 26 de febrero de 1991 en la causa “Antonissen”, que destaca que la libre circulación de los trabajadores está ligada también a la búsqueda de empleo. Sin embargo, este caso remarca que, si bien los ciudadanos de otros Estados miembros de la UE pueden buscar trabajo en cualquier otro Estado miembro, que se establezca un período o un permiso de residencia que se limite a seis meses, no será este plazo considerado como contrario al Derecho Comunitario.

La Directiva 2004/38/CE introduce a la ciudadanía de la Unión como condición fundamental de los ciudadanos de los Estados miembro a la hora de ejercer sus derechos de libre circulación y residencia en el territorio de la UE. A su vez, esta directiva modifica el Reglamento (CEE) no 1612/68 en lo que se refiere a la reagrupación familiar y amplía la definición de “miembro de la familia”, que estaba anteriormente limitada al cónyuge, los descendientes menores de veintiún años, los hijos dependientes y a los ascendientes a su cargo, para también incluir a la pareja registrada, si la legislación del Estado miembro de recepción equiparase la unión registrada al matrimonio. Con lo cual, queda establecido que independientemente de su nacionalidad, estos miembros de la familia tienen derecho a residir en el mismo país que su familiar trabajador.

En el caso “State of the Netherlands v. Ann Florence Reed, C-59/85”, se discuten los derechos de residencia de la pareja de hecho. El concepto de “cónyuge” en el artículo 10 del Reglamento nº 1612/68 se refiere exclusivamente a una relación matrimonial, y como consecuencia, una pareja de hecho no tendría derecho de residencia basado en dicho Reglamento.

El Tribunal de Justicia declaró que el derecho a ser acompañado por una pareja no marital es una ventaja social y se rige por el principio de la no-discriminación. De ello se desprende que un Estado miembro no puede conceder una ventaja a sus propios nacionales y negar a su vez a otros trabajadores de la UE en función de su nacionalidad.

En un reciente caso del mes pasado, “María Elena Pérez López c/Servicio Madrileño de Salud”, el TJUE sancionó a España por infringir la normativa comunitaria sobre contratación temporal, dado a que el Reino poseía una norma que permitía la utilización de nombramientos de duración determinada para cubrir necesidades permanentes y estables en el sector de los servicios de salud, lo cual es contrario al Derecho Institucional Comunitario de la Unión Europea, y a los espíritus de la Unión de prevenir los abusos como consecuencia de la utilización sucesiva de contratos de duración determinada.

El Tribunal, con sede en Luxemburgo, dictaminó que el uso de tales nombramientos sólo podría justificarse para atender a necesidades temporales y declaró que la norma española, al admitir esta posibilidad de contratación —a pesar del déficit estructural de puestos de personal fijo— viola el acuerdo marco.

El caso en cuestión trataba sobre la enfermera Pérez López, quien trabajó en el Hospital Universitario de Madrid entre febrero de 2009 y junio de 2013 con un nombramiento temporal renovado en siete ocasiones. La enfermera, entiende la Corte, trabajó ininterrumpidamente durante todo ese período y los sucesivos nombramientos de la afectada no parecen responder a “meras necesidades temporales del empleador”.

Dentro del Acuerdo marco que debió haberse incorporado al sistema legal español, encontramos que en sus consideraciones generales, se establece que:

  • los contratos de trabajo de duración indefinida son la forma más común de relación laboral, y que, además, contribuyen a la calidad de vida de los trabajadores afectados y a mejorar su rendimiento;
  • la utilización de contratos de trabajo de duración determinada basados en razones objetivas es una forma de evitar abusos; y
  • los contratos de duración determinada son característicos del empleo en algunos sectores, ocupaciones y actividades y que pueden convenir tanto a los empresarios como a los trabajadores.

A su vez, el apartado “Medidas destinadas a evitar la utilización abusiva” del Acuerdo marco dispone que “a efectos de prevenir los abusos como consecuencia de la utilización sucesiva de contratos o relaciones laborales de duración determinada, los Estados miembros, previa consulta con los interlocutores sociales y conforme a la legislación, los acuerdos colectivos y las prácticas nacionales, y/o los interlocutores sociales, cuando no existan medidas legales equivalentes para prevenir los abusos, introducirán de forma que se tengan en cuenta las necesidades de los distintos sectores y/o categorías de trabajadores, una o varias de las siguientes medidas:

  1. a)      razones objetivas que justifiquen la renovación de tales contratos o relaciones laborales;
  2. b)     la duración máxima total de los sucesivos contratos de trabajo o relaciones laborales de duración determinada;
  3. c)      el número de renovaciones de tales contratos o relaciones laborales.”

La Declaración Universal de los Derechos Humanos, adoptada por la Asamblea General de las Naciones Unidas en 1948, es un documento en el cual se agrupan en treinta artículos los derechos humanos considerados básicos para la totalidad de la población mundial.

En su artículo 22, señala que “toda persona, como miembro de la sociedad, tiene derecho a la seguridad social, y a obtener, mediante el esfuerzo nacional y la cooperación internacional, habida cuenta de la organización y los recursos de cada Estado, la satisfacción de los derechos económicos, sociales y culturales, indispensables a su dignidad y al libre desarrollo de su personalidad”

Sin embargo, alentando a la contratación temporaria, se estaría atacando a la seguridad social de la actora, su estabilidad laboral, y se vería injustamente beneficiado el empleador a costa de ella.

La DUDH en su artículo 1, establece que “todos los seres humanos nacen libres e iguales en dignidad y derechos y, dotados como están de razón y conciencia, deben comportarse fraternalmente los unos con los otros” y, en su artículo 7, que “todos son iguales ante la ley y tienen, sin distinción, derecho a igual protección de la ley. Todos tienen derecho a igual protección contra toda discriminación que infrinja esta Declaración y contra toda provocación a tal discriminación.”

Un artículo clave con respecto a la discriminación es el artículo 2, el cual declara lo siguiente:

“Toda persona tiene todos los derechos y libertades proclamados en esta Declaración, sin distinción alguna de raza, color, sexo, idioma, religión, opinión política o de cualquier otra índole, origen nacional o social, posición económica, nacimiento o cualquier otra condición. Además, no se hará distinción alguna fundada en la condición política, jurídica o internacional del país o territorio de cuya jurisdicción dependa una persona, tanto si se trata de un país independiente, como de un territorio bajo administración fiduciaria, no autónomo o sometido a cualquier otra limitación de soberanía”

El Convenio 111 sobre la Discriminación (1958) de la Organización Internacional del Trabajo (OIT) define a la discriminación laboral como: “Cualquier distinción, exclusión o preferencia basada en motivos de raza, color, sexo, religión, opinión política, ascendencia nacional u origen social que tenga por efecto anular o alterar la igualdad de oportunidades o de trato en el empleo y la ocupación”.

Relacionando estos principios fundamentales con la libertad de circulación de los trabajadores, en el caso “Württembergische Milchverwertung-Südmilch AG v. Salvatore Ugliola”, la Corte confirmó que la libre circulación de los trabajadores requiere la abolición de cualquier discriminación basada en la nacionalidad de los trabajadores de los Estados miembro, lo cual ataña al empleo, la remuneración y demás condiciones de trabajo. Por lo tanto, una ley nacional que protege a los trabajadores de consecuencias desfavorables derivadas de la ausencia de obligaciones para el servicio militar se deberá aplicar también a los nacionales de los demás Estados miembros, empleados en el territorio del Estado de recibimiento, que estén sujetos al servicio militar en su país de origen.

En el caso “Commission v. The Netherlands”, la Corte confirmó que los nacionales de los Estados miembros tienen derecho a entrar en el territorio de otros Estados miembros en el ejercicio de las diversas libertades reconocidas por el Tratado y, en particular, la libre prestación de servicios, que es disfrutado por tanto a los proveedores y los receptores de servicios.

El Tribunal sostuvo que el establecimiento de condiciones de entrada diferentes de la producción de un pasaporte o documento de identidad era incompatibles con el Derecho Institucional de la Unión.

El artículo 23 de la DUDH establece específicamente con respecto al trabajo los siguientes principios:

  • Toda persona tiene derecho al trabajo, a la libre elección de su trabajo, a condiciones equitativas y satisfactorias de trabajo y a la protección contra el desempleo.
  • Toda persona tiene derecho, sin discriminación alguna, a igual salario por trabajo igual.
  • Toda persona que trabaja tiene derecho a una remuneración equitativa y satisfactoria, que le asegure, así como a su familia, una existencia conforme a la dignidad humana y que será completada, en caso necesario, por cualesquiera otros medios de protección social.
  • Toda persona tiene derecho a fundar sindicatos y a sindicarse para la defensa de sus intereses.

Actualmente, con la futura salida de Gran Bretaña de la Unión Europea, la libre circulación de las personas podría estar en peligro. Tanto los ciudadanos de Estados miembros de la Unión viviendo y trabajando en Gran Bretaña y viceversa, se están viendo amenazados en sus derechos laborales y de libre circulación, e incluso de discriminación en las leyes británicas, que si bien cumplen hoy en día con las normas de las UE, éstas podrían ser modificadas por el Parlamento en el futuro.

Después del referéndum realizado en el Reino Unido en junio de este año, muchos ciudadanos de otros Estados miembros de la Unión sufrieron discriminaciones. Notoriamente, muchos polacos ya antes del referéndum tenían miedo que su resultado desencadenara un aumento en la intolerancia, discriminación y racismo, pero no esperaban que se manifestara tan agresivamente tan rápido.

Conclusión

Los trabajadores y sus derechos se encuentran plasmados en varios documentos internacionales y documentos del Derecho Institucional Comunitario de la UE como también en varios casos del Tribunal de Justicia de la UE.

La libre circulación debe ser reconocida indiferentemente a los trabajadores permanentes, de temporada, fronterizos o aquellos que ejercen su actividad cuando surge una prestación de servicios[1], pero sin embargo, es necesario que sigamos teniendo presentes los derechos humanos de los trabajadores y de sus familiares, dado que todavía, después de muchos años de la vigencia de la DUDH y del TFUE, se siguen encontrando casos en los cuales vemos derechos vulnerados, pero “contra la corriente avasalladora de los trabajadores de todo el mundo, nada podrán los gobernantes.” Andreu Nin

[1] SENTENCIA DEL TRIBUNAL DE JUSTICIA (Gran Sala) de 18 de julio de 2007.

Bibliografía

La guerra étnica de Bosnia

Por Micaela Delfino

Introducción

La política de purificación étnica no fue la consecuencia sino el objetivo de la guerra en Bosnia, que se desarrolló de 1992 a 1995. La depuración étnica durante el período bélico provocó no solamente desplazamientos de poblaciones –más de la mitad de la población bosnia– al interior del país sino también el surgimiento de olas de refugiados. Asimismo, uno de los principales propósitos de los Acuerdos de Paz de Dayton fue el regreso de los refugiados y personas que se habían desplazado de su hogar de origen. Sin embargo, a pesar de los esfuerzos de la comunidad internacional para revertir los efectos de la limpieza étnica, los extremistas nacionalistas al poder no cesaron. De esta manera, comparándolo al día de hoy, no obstante la presencia de diferentes grupos étnicos en la Bosnia actual, ésta apenas se parece a la multietnicidad que poseía antes de la guerra.

Desarrollo

Primeros enfoques

La federación, que se denomina desde ese entonces la República Federativa Yugoslava (RFY) no reúne más de tres repúblicas: Serbia, Bosnia-Herzegovina y Montenegro.  Los diputados croatas y musulmanes de Bosnia-Herzegovina, con miedo de encontrarse solos frente a Serbia dentro de una federación que en mayor medida estaba dominada por Belgrado, votan la independencia de la república el 15 de octubre de 1991. Los serbios de Bosnia rechazan esta división y reclaman el derecho de formar parte de la RFY, presidida por el serbio Slobodan Milošević.

La guerra estalla en Sarajevo, capital de Bosnia, en abril de 1992, luego del referéndum positivo a la independencia y el reconocimiento de la comunidad internacional del nuevo Estado, presidido por el musulmán Alija Izetbegovic. Los enfrentamientos entre serbios, croatas y musulmanes se extienden rápidamente en todo el país. Las milicias serbias, sostenidas por la armada federal, emprendiendo la conquista de territorios mayormente serbios. Con el objetivo de la “purificación étnica”, intentaron de expulsar a los croatas y a los musulmanes.

No obstante, los problemas en Bosnia comenzaron antes de 1992. Después de la muerte de Josip Broz Tito en 1980 y la caída del campo socialista, Yugoslavia no tenía ninguna chance de sobrevivir: era claro que iba a dividirse. Podríamos suponer que la sangre correría, ya que siempre hay caídos cuando los imperios se desmoronan. Pero nadie podría haber imaginado que a fin del siglo XX, en el corazón de Europa, podríamos presenciar una masacre tan monstruosa durante varios años.

El desfile de soberanías –típico para el período de semi-desintegración de un país– provocó un serio conflicto entre las repúblicas y el centro de Serbia. Eslovenia, Croacia, Bosnia y Herzegovina y Macedonia intentaron una secesión, a lo cual Serbia se opuso y utilizó su principal activo: un número significativo de serbios que vivían en las repúblicas nacionales. Ellos eran los menos numerosos en Macedonia, lo que permitió que el país lograra su independencia con relativa rapidez y facilidad. Pero, sin embargo, eran más numerosos en Bosnia y Herzegovina, que fue menos afortunado que los demás. La situación en Bosnia era, además, de las más difíciles dadas sus particularidades geográficas: sobre el territorio de Bosnia y Herzegovina, las comunidades serbias y bosnias se mezclaron, e incluso con la mejor voluntad del mundo, hubiese sido imposible dividir este país en dos partes.

La distribución étnica de Bosnia y Herzegovina era sumamente peculiar: encontramos un territorio dividido entre sectores con una mayoría de serbios, otros con mayoría de croatas, otros bosnios, yugoslavos, y luego las diferentes fusiones: serbios croatas, serbios bosnios y bosnios croatas, además de diversos grupos como albanos y judíos.

Repartición étnica de la población de Bosnia y Herzegovina antes de 1991

 bosnia1[1]

Luego de la declaración de la independencia de Bosnia-Herzegovina, el 3 de marzo de 1992, una gran cantidad de serbios bosnios rechazaron su nuevo status de “grupo minoritario”, aunque estaban reconocidos como uno de los tres pueblos constitutivos del nuevo Estado. Muchos serbios de Yugoslavia preferían una unión con Serbia y Montenegro para poder formar un nuevo Estado en el cual ellos serían mayoría. Es así que, desde la declaración de la independencia bosnia, atacaron ciertas aldeas y ciudades del norte y del este del país con el objetivo de “limpiar” étnicamente los territorios de las poblaciones no-serbias y de unir estos territorios purificados en Serbia. El proceso de purificación étnica fue entonces una estrategia militar y uno de los objetivos principales de la guerra de 1992-1995.

Aunque los croatas y bosnios se hayan opuesto militarmente antes de formar la “Federación croato-musulmana” en marzo de 1994, y que los campos de prisioneros bosnios bajo el control croata hayan existido, fue esencialmente la política llevada a cabo por los serbios la que la Organización de las Naciones Unidas ha calificado de purificación étnica, que provocó desplazamientos de la población dentro de todo el territorio bosnio y modifica profundamente la repartición de las etnias.

¿Qué es una limpieza étnica?

Una “limpieza étnica es una política deliberada diseñada por un grupo étnico o religiosa para remover de manera violenta y por medidas inspiradoras de terror la población civil de otros grupos étnicos o religiosos de ciertas áreas geográficas”.[2]

En agosto de 1993 ya podemos observar cómo se llevó a cabo, sobre todo con gran claridad en la parte derecha cómo disminuye la población musulmana en ese sector del país.

bosnia2 [3]

 

Fin de la guerra: acuerdos de Dayton

El Acuerdo Marco General para la Paz en Bosnia y Herzegovina, también llamado Protocolo de Paris, pero más conocidos como Acuerdos de Dayton fueron firmados el 14 de diciembre de 1995 con el objetivo de finalizar los combates interétnicos que se llevaron a cabo en el territorio bosnio.

Del 1 al 21 de noviembre de ese año, sobre la base aérea de Wright-Patterson, cerca de Dayton, Ohio, Estados Unidos, se realizaron las negociaciones a fin de terminar con la guerra de Bosnia que hizo estragos durante tres años la república yugoslava. Los principales participantes de este acuerdo fueron los presidentes de Serbia (Slobodan Milošević), de Croacia (Franjo Tuđman) y el de Bosnia (Alija Izetbegović), como también el negociador estadounidense Richard Holbrooke, entre otros. Se resuelven los siguientes puntos:

  • Se establece la partición casi exacta de Bosnia-Herzegovina entre la Federación de Bosnia y Herzegovina (croato-bosnia) y la República serbia de Bosnia (Srpska), como también el despliegue de una fuerza de paz multinacional, el IFOR (compuesto por 63000 hombres y dirigida por la OTAN), dado que un sistema gubernamental tripartito complejo permite conservar la integridad territorial de Bosnia, dejando una amplia autonomía a las entidades croato-musulmanas de una parte y serbias de la otra.[4]
  • Los serbios deben restituir el último bastión secesionista de Croacia, la región de Eslavonia.

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Aunque hayan sido firmados en Paris, estos acuerdos han pasado a la historia bajo el nombre de Dayton. Según el historiador Tony Judt, la insistencia francesa para recibir la ceremonia de firmas “no hizo más que atraer la atención sobre la reticencia anterior de la Francia a reaccionar contra los serbios”[5]

Genocidio de Srebrenica

La masacre o el genocidio de Srebrenica designa el asesinato de más de 8000 hombres y adolescentes bosnios musulmanes, que formaban parte de un grupo nacional dentro de la Yugoslavia titista, en la región de Srebrenica en Bosnia-Herzegovina en el mes de julio de 1995 (del 13 al 22 de julio), durante la guerra. Es considerado la peor masacre cometida en Europa luego de la Segunda Guerra Mundial.

Este asesinato masivo fue llevado a cabo por unidades del Ejército de la República de Srpska y por un grupo paramilitar serbio denominado como “Los Escorpiones”. Se produjo, paradójicamente, en una zona previamente declarada como “segura” por las Naciones Unidas, ya que decía que se encontraba bajo la protección de 400 cascos azules neerlandeses.[6] La masacre, que primero se había realizado con el objetivo de la eliminación de los varones bosnios musulmanes, incluyó luego el asesinato de niños, adolescente, mujeres y ancianos para poder lograr la limpieza étnica de la ciudad.

Luego de los Acuerdos de Dayton, Srebrenica está ubicada en la subdivisión de la República Srpska dentro de Bosnia y Herzegovina y su mayor población es serbia.

Según el sociólogo e historiador estadounidense Michael Mann, el genocidio es el grado más extremo de violencia intergrupal y el más extremo de todos los actos de limpieza étnica.[7] Para el autor, el impacto de los genocidios durante el siglo XX es devastador no sólo por el número de víctimas, que cifra en más de 70 millones de personas, sino también por la extrema crueldad de las agresiones.

Según el Tribunal Penal Internacional para la ex Yugoslavia (TPIY) y la Corte Internacional de Justicia (CIJ), para que las acciones sean juzgadas como genocidio, debe haberse dado la destrucción física o biológica de un grupo protegido y una intención específica de cometer tal destrucción, y es por dicha razón que hasta el momento sólo la masacre de Srebrenica ha sido declarada como un acto tal.[8]

Juicio ante la Corte Internacional de Justicia

El juicio ante la Corte Internacional de Justicia (CIJ) surgió a raíz de una demanda iniciada en 1993 por Bosnia y Herzegovina contra Serbia y Montenegro acusándole de genocidio. En su sentencia de 2007, la CIJ determinó que Serbia no tuvo responsabilidad por el genocidio cometido por las fuerzas serbias de Bosnia en la masacre de Srebrenica. No obstante, la Corte llegó a la conclusión de que Serbia no había actuado para impedir la masacre de Srebrenica y tampoco había castigado a los responsables, especialmente identificados el general Ratko Mladić y el Primer Ministro serbobosnio Radovan Karadžić, acusados ambos por el TPIY bajo los cargos de crímenes de guerra y genocidio, y capturados tras la presión de la comunidad internacional en 2011 y 2008 respectivamente.

 

Conclusiones finales

De esta tragedia, la humanidad debe imperativamente concluir una simple y desagradable verdad: todo podría volver a pasar. Tal como ocurrió con la Shoá o el Holocausto –cosa que creíamos no volvería a pasar–, el genocidio armenio previamente, y posteriormente los genocidios de Ruanda y de Camboya, entre tantos otros, éstos son sucesos que surgen no de este último siglo pasado sino desde hace varios, como, por ejemplo, con la colonización de territorios, y no estamos eximidos de que nuevamente se generen.

Decía Michael Mann como “la limpieza criminal es moderna porque es el lado oscuro de la democracia”, dadas las crecientes relevancias políticas de la gente corriente, que aumentan las tendencias a “limpiar” la población de las minorías étnicas indeseables pero con enorme poder en una democracia. Por ello, destaca el autor que la amenaza del genocidio y la limpieza étnica corre el riesgo de convertirse en endémica con la modernidad.[9]

Sin embargo, debemos tener confianza en que las reglas del derecho internacional y las cooperaciones entre Estados dificulten la posibilidad de que actos atroces como la matanza de personas y la limpieza étnica vuelvan a suceder. Como diría Ana Frank, de hacer la guerra “el hombre común y corriente también se alegra (…)” pero no por eso debemos abandonar nuestras esperanzas, aunque puedan parecernos absurdas e irrealizables, ya que tenemos que creer, a pesar de todo, en la bondad innata del hombre.[10]

Bibliografía

  • Judt, Tony,« Après-guerre : une histoire de l’Europe depuis 1945 », Ediciones Grand Pluriel, 2005
  • Report of the Commission of Experts Established Pursuant toUnited Nations Security Council Resolution 780(1992), 27 May 1994
  • Mayos Solsona, Gonç “La barbarie analizada (Michael Mann, “El lado oscuro de la democracia. Un estudio sobre la limpieza étnica”) en “Pasajes de pensamiento contemporáneo”, Universidad de Valencia, España, Otoño 2010
  • Los Acuerdos de Dayton: http://www.cvce.eu/obj/the_dayton_peace_agreement_paris_21_november_1995-en-b87f31f6-2c03-420c-8689-6cb134732335.html
  • Kinder, Hermann; Hilgemann, Werner; Hergt, Manfred. “Atlas Histórico Mundial. De los orígenes a nuestros días.” Editorial Akal, España, 2012
  • CEDH, sentencia del caso Jorgic v. Alemania, 12 de julio de 2007
  • Williams, Daniel. “Srebrenica Video Vindicates Long Pursuit by Serb Activist”, Washington Post Foreign Service, 2005
  • Frank, Ana, “El diario de Ana Frank” (“Het Achter-Huis”), Editorial Gradfico, Buenos Aires, 2007

[1] Kinder, Hermann; Hilgemann, Werner; Hergt, Manfred. “Atlas Histórico Mundial. De los orígenes a nuestros días.” Editorial Akal, España, 2012, p. 318

[2] Report of the Commission of Experts Established Pursuant to United Nations Security Council Resolution 780 (1992), 27 May 1994, p.33

[3] Kinder, Hermann; Hilgemann, Werner; Hergt, Manfred. “Atlas Histórico Mundial. De los orígenes a nuestros días.” Editorial Akal, España, 2012, p. 318

[4] http://www.cvce.eu/obj/the_dayton_peace_agreement_paris_21_november_1995-en-b87f31f6-2c03-420c-8689-6cb134732335.html

[5] Judt, Tony, « Après-guerre : une histoire de l’Europe depuis 1945 », Ediciones Grand Pluriel, 2005, p. 790. Traducción propia del francés al castellano.

[6] Williams, Daniel. “Srebrenica Video Vindicates Long Pursuit by Serb Activist”, Washington Post Foreign Service, 2005

[7]  Mayos Solsona, Gonçal. “La barbarie analizada (Michael Mann, “El lado oscuro de la democracia. Un estudio sobre la limpieza étnica”) en “Pasajes de pensamiento contemporáneo”, Universidad de Valencia, España, Otoño 2010, p.145 y ss.

[8] CEDH, sentencia del caso Jorgic v. Alemania, 12 de julio de 2007

[9] Mayos Solsona, Gonçal. “La barbarie analizada (Michael Mann, “El lado oscuro de la democracia. Un estudio sobre la limpieza étnica”) en “Pasajes de pensamiento contemporáneo”, Universidad de Valencia, España, Otoño 2010, p.149.

[10] Frank, Ana, “El diario de Ana Frank” (“Het Achter-Huis”), Editorial Gradfico, Buenos Aires, 2007

La política interna de Francia durante la Guerra Fría

Por Micaela Delfino

La Guerra Fría fue un período de tensiones y confrontaciones ideológicas y políticas entre los Estados Unidos de América y la Unión de las Repúblicas Socialistas Soviéticas, que representaron el enfrentamiento entre el bloque capitalista y el bloque socialista/comunista, respectivamente.

Se sitúa su inicio en 1945, durante las tensiones postguerra, y vio su fin con la caída de la Unión Soviética (inicio de la Perestroika en 1985, caída del muro de Berlín en 1989 y el coup d’État de la URSS en 1991).

Finalizada la Segunda Guerra Mundial, los aliados firman los acuerdos de Yalta y se reparten Alemania, lo cual se traduce en una transformación del mapa europeo, ahora –desde un análisis simplista– con tres diferentes espacios políticos: la Europa occidental (capitalista), la Europa oriental (socialista) y algunos países neutrales.

A razón de este conflicto de ideologías, surgen luchas económicas y diplomáticas, algunos conflictos bélicos como la Guerra de Corea y la Guerra de Vietnam e incluso llega a convertirse dicha disputa en una carrera al espacio.

La República Francesa, luego del fin de la Segunda Guerra Mundial, se alinea al bloque capitalista, a Estados Unidos, porque, además de tener intereses similares a este bloque, necesitaba a los Estados Unidos para reconstruir su economía y entonces queda bajo su protección.

Francia adhiere a la Organización Europea de Cooperación Económica (OECE), creada en 1948, para repartir la ayuda americana otorgada a los países de Europa occidental dentro del marco del Plan Marshall, y luego a la Organización del Tratado del Atlántico Norte (OTAN), alianza militar formada un año después con el objetivo de poner en marcha la política estadounidense sobre el control o la contención del comunismo (Doctrina Truman).

En lo que refiere a los gobiernos del país, se declara a Charles de Gaulle como presidente del Gobierno Provisorio de la República, de mediados de 1944 hasta enero de 1946, luego de la renuncia a su cargo por estar en desacuerdo con el proyecto constitucional que proponen los ministros comunistas.

Luego de la derrota de Japón, Francia logra establecer en 1945 su autoridad sobre la mayor parte de Indochina, mientras que en Vietnam se proclama la independencia en el marco de una república democrática. El conflicto empieza con el bombardeo del puerto Haïpong a fines de 1946, y desde ahí no estará más de acuerdo el entonces presidente de Vietnam con la “Federación Indochina” que anhelaba Francia. La guerra se prolonga hasta 1954, cuando se firman los acuerdos de paz y el fin de la Indochina francesa, y la división de Vietnam en la parte norte, comunista, y la del sur, aliada con Estados Unidos, que luego desencadenará en la Guerra de Vietnam.

Cuatro años después, de Gaulle, quien regresa al poder rechazando la hegemonía estadounidense, defiende una política de “manos libres”:

  • Retira a Francia del comando militar integrado de la OTAN
  • Le otorga a la República una fuerza nuclear de disuasión
  • Inicia una política de apertura y cooperación dirigida a países comunistas y países del tercer mundo.

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Mapamundi de los dos bloques en 1959

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Podemos ver con el mapa que hay, a grandes rasgos, dos lados muy marcados, lo cual alimentaría a la hipótesis de que las naciones fueron tomando posiciones que no incurriesen en el espacio vital de la otra para evitar el surgimiento de un conflicto.

Desde de 1969, la política francesa concerniente a los dos bloques logró, en mayor medida, conservarse. La fuerza nuclear de disuasión fue mantenida y modernizada, pero luego de la caída de la Orden de Yalta en Europa del Este a fin de los años ’80 y la desaparición de la URSS en 1991, la política de independencia iniciada por de Gaulle se volvió a poner en cuestión, en particular con respecto a los aliados estadounidenses que querían de ahora en más imponerse como la única gran potencia hegemónica mundial, gendarme del mundo.

Otra de la hipótesis posibles dentro de la Guerra Fría trata sobre la esfera que va más allá del conflicto económico y diplomático, sino todo lo que tiene que ver con lo político y, en particular, con lo ideológico que llegaba al punto de ser personal. Los representantes de ambos bandos eran prácticamente los dueños de cada Estado y se veía un gran poderío político, con el objetivo de obtener el poder supremo, el poder controlar a mayor escala, en todos los sectores posibles, e ir, de ese modo, incrementando su poder.

Fue sólo después de la “desestalinización”, “sólo luego de la muerte de Stalin, y las sociedades de Europa oriental vieron una grieta en el muro del control comunista,” que “los trabajadores –e incluso prisioneros en algunos campos de Kazajstán– se arriesgaron a salir a las calles contra los regímenes.”[1]

Actualmente, la República Francesa está siendo gobernada por François Hollande, presidente del Partido Socialista, el cual, desde una declaración de 1969, se declaró como un partido de “izquierda no comunista” (gauche non-communiste). Otro presidente de la República perteneciente al Partido Socialista fue François Mitterrand, desde 1981 a 1995.

Personalmente, no pienso que haya terminado la tensión entre los dos bloques protagonistas de la Guerra Fría, incluso luego de la caída de la URSS, ya que Estados Unidos y la actual Rusia continúan siendo muy importantes dentro del juego político mundial, y si bien no encontramos como antes una bipolaridad tan marcada, ambos siguen teniendo un alto nivel de PBI, un gran número de armas nucleares, como también armamentos militares de última generación, y frente a los problemas terroristas que estamos enfrentando hoy en día, podrían llegar a ser aliados, pero considero que sólo por conveniencia y durante un corto período de tiempo.

En cuanto a Francia respecta, de emerger un nuevo conflicto, considero que el perfil de la República tendería a apoyar, una vez más, a Estados Unidos, por razones históricas y por las posibles ventajas que estaría disponible a ofrecerle con respecto a los rusos.

[1] Service, Robert. “Camaradas. Breve historia del comunismo”, página 422 y 423. Macmillan, Londres, 2007